• Alors que je préparais un billet dans lequel j'évoquais le prix dérisoire de certains article que l'on trouve au marché je me suis surprise a employer encore l'expression 3 francs 6 sous.

    Les dinosaures de ma génération du siècle dernier se souviennent surement des pièces de 2 francs encore en vigueur dans notre enfance, des pièces d'une matière grisâtre, de l'aluminium, peut-être, ces pièces, donc,  encore en vigueur dataient de l'époque ou l'on parlait encore en anciens francs. 3 francs 6 sous ne valaient donc pas grand chose , exactement 3 centimes et une poignée de ces  piécettes trouées en leur milieu qui n’avaient déjà plus cours.

    Le nouveau franc ayant fait son apparition, 3 francs six sous valent donc, a peu prés 3 balles et 6 centimes. Pas grand chose, mais déjà plus.

    Et puis, nos gouvernements, dans une volonté de simplifier les échanges commerciaux, et se voulant sans doute les égaux des états unis, nous ont imposé l'Euro. Nos 3 francs six sous vaudraient donc environ 3 euros 6 cts ? Mais la, merde, si on réfléchit, on arrive a prés de 20 balles d'avant 2002.

    Moralité, ben oui, on se fait avoir.

    Les Belges, réalistes, ont mis en circulation une pièce de 2 euros qui se passe d’explications, et qui devrait bien avoir cours dans votre Sarkosie, braves gens !

    Chez Mwa


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  • Il y a 22 ans, a 9h00 du matin, après une treeeeees longue nuit, arrivait une petite chose vagissante.

    Ce fut le début d’une longue aventure.
    Tout d’abord, a 33 ans, réapprendre le plaisir de jouer a la poupée, habiller cette petite chose de petites robes, minuscules, la chausser d’aussi minuscules chaussons, la faire biberonner dans l’angoisse, sachant d’avance que le biberon serait régurgité derechef, malgré les nombreux rots.
     Jusqu’au jour ou, 3 mois plus tard,  sa mère indigne, prise d’un grand ras le bol de changer de lait tous les 20 jours, aucun ne convenant, décida, sans demander l’avis du pédiatre, de la mettre d’office au lait de vache, et miracle, la petite chose garda tous ses biberons et se révéla douée d’un appétit féroce, a tel point qu’elle eut vite droit a des biberons enrichis de farines. Et la mère révéla son secret  bien longtemps après, lorsque le pédiatre  pontifia qu’il serait judicieux d’adopter tout doucement le passage a une nourriture solide et d’abandonner doucement les laits en poudre pour passer au vrai lait…..
    Puis vint la période des angoisses du coucher. La petite chose, alors âgée de 16 a 18 mois, sanglotait lamentablement lorsque sa mère la déposait dans son lit.  Cette dernière visita son homéopathe qui prescrivit une petite composition visant a détendre l’enfant, qui n’en continuait pas moins a hurler. Alors sa mère prit l’habitude de s’installer a une table ronde dans un coin de la chambre, munie de papier a dessin, de pastels et de gouache, et de réaliser de petits dessins, sous l’oeil attentif de la crevette, qui, ainsi, s’endormait doucement, sachant qu’a son réveil, un dessin tout neuf ornerait les portes de son armoire. La mère retrouva ainsi le plaisir de dessiner, perdu des années auparavant.
    Grandissant avec deux frères plus âgés, la petite chose se révéla étonnamment facile a vivre, se défendant néanmoins vigoureusement contre les deux grands nigauds qui prenaient plaisir a la faire enrager.
     Un jour, alors agée d’une huitaine d’années, elle décida, au grand désespoir de sa mère, de ne plus porter jupettes et collants, pour réclamer jeans et vêtements de sports. Le garçon manqué grandit, au milieu d’une bande de copains connus des l’école maternelle, dont elle ne se sépara jamais au cours des années suivantes.
    Vint la préadolescence, avec sa cohorte de contrariétés, d’inquiétudes maternelles, de rebellions, de disputes, de discussions, de virées dans les magasins,suivies du meilleur copain/frère adoptif/jumeau spirituel, avec qui elle se disputait sans cesse, mais avec qui elle ne se brouilla jamais, a tel point que ses amoureux disaient, plus ou moins sérieusement, avec plus ou moins de bonne humeur, qu’íl fallait accepter la crevette avec son meilleur copain, ou renoncer a elle…. Les deux familles plaisantaient en disant que ces deux la finiraient par se marier, a quoi ils répondaient qu’ils auraient l’impression de commettre un inceste.
    Et puis un jour, la petite chose eut 18 ans, ses proches lui préparèrent une surprise, se défilant tous sous divers prétextes lorsqu’ élle les invita a fêter ce grand jour. Ce qui la rendit furieuse, jurant de ne plus leur adresser la parole. Le soir venu, elle arriva dans une maison calme, sans aucune trace de préparatifs festifs, et elle entra dans une colère noire, pestant contre ses soi-disant amis, qui se désintéressaient d’elle, prenant a parti sa mère qui pianotait sur son PC, son beau-père qui allait et venait entre la maison et le garage, jusqu’au moment ou la porte dudit garage s’ouvrit pour laisser passer, un a un, tous les membres de la petite bande, les bras chargés de paquets. Ce fut un déluge de larmes, nouvelle engueulade aux adultes, qui l’avaient laissée se morfondre sans rien lui dire …..
    Et le lendemain de ses 18 ans, forte de sa majorité toute neuve, elle annonça a sa mère furieuse qu’elle abandonnait ses études. Laquelle ayant fait la même chose au même âge, était bien mal placée pour lui faire la morale…..
    Et toujours, toujours, la mère de la crevette, même au plus fort des disputes, des mises en demeure, nourrit un amour profond pour sa fille.
    Et lorsqu’elles se séparèrent, l’année suivante, la mère pour aller vivre ailleurs, la fille allant vivre avec son compagnon, elle eut le cœur brisé, fut ravie de la retrouver deux ans après et  l’accueillit sous son toit a bras ouvert, et de partager son quotidien pendant presqu’un an, fut le  rayon de joie dans son cafard d’exilée.
     Et puis je suis repartie, ma chérie, désolée de ne pas t’emporter dans mes bagages, mais il faut vivre, n’est ce pas… J’ai retrouvé un travail et ce pays que j’aime, et je serai ravie de t’y accueillir aussi souvent que tu voudras venir m’y rejoindre, pour te reposer et t’offrir des vacances tropicales. A moins que tu ne décides enfin de rejoindre ton grand ami d’enfance là-haut, dans le Grand Nord, ce qui serait pour toi une magnifique expérience.

    Il y a 22 ans  naissaient une petite chose et le grand amour jamais démenti  d’une mère pour sa fille..
    Joyeux anniversaire, ma chérie, et... si la vie est trop dure, s’il fait trop froid, je t’attends,  pour aussi longtemps que tu souhaiteras rester ………………..


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  • Un article lu chez Martine m'a fait bondir, tout à l'heure. Allez-y et suivez son lien.
    Alors j'ai plongé dans mes archives, pour ressortir ce que j'avais publié il y a un an jour pour jour ........

    Ben non!!
    Non, ça ne me dérange pas de vivre dans ce que la civilisation appelle l'ile la plus pauvre de l'océan indien, au milieu de gens pauvres. Pauvres, oui mais dignes et, le croirez vous? Dignes et heureux. La notion de pauvreté  est quand même toute relative.
    Si être pauvre signifie ne pas avoir la télé, ne pas avoir la dernière voiture à la mode, ne pas avoir le dernier PC, le dernier téléphone, des vêtements de créateur,  ne pas s'offrir toutes les c**** exposées dans les vitrines,  ne pas partir en voyage dans d'autres pays  pour s'enfermer dans un club de vacances sans côtoyer les populations locales, oui, les malgaches sont pauvres. Moi aussi d'ailleurs, dans ce cas là.
    Si avoir un toit sur la tête,  des vêtements, manger à sa faim, toujours trouver quelqu'un pour vous tendre la main, s'occuper des enfants, n'avoir qu'à tendre la main pour cueillir une mangue, ne pas mourir seul dans le noir, dans le froid signifie pauvreté,  oui, les malgaches sont pauvres. Mais je souhaite à tous les riches des pays civilisés ou soi-disant tels de connaître cette pauvreté, d'ouvrir les yeux et de regarder autour d'eux.
    Dans un JT regardé un soir  (je ne regarde jamais la télé, mais quand je la regarde, j'emmagasine!!!!) ,  un reportage était consacré à ce SDF, au bois de Boulogne, handicapé, mort seul, de faim? de froid?  Qui l'a vu? Qui lui a tendu la main? Seul un autre SDF  le voyait, l'aidait, lui parlait. Seul cet homme l'a découvert mort dans son fauteuil à l'aube d'une nuit glaciale!!!
    Est-il normal de voir autant de sans abri, en france? Autant de foyers vivant en dessous du seuil de pauvreté?  Est-il normal que même un bout de pain devienne presque un produit de luxe?
    Est-il normal de voir un chef d'Etat s'autoaugmenter de 140%, en laissant une bonne partie de ses concitoyens essayer de survivre avec une somme ridicule qui n'et même pas l'équivalent de la moitié d'un loyer à Paris? Moi, je n'appelle plus ça de la démocratie, j'appelle ça du foutage de gueule!!!
    Qu'on ne vienne plus me parler de la pauvreté ici !!! Bien sûr, une des régions du grand sud est touchée par sécheresse, engendrant la famine, et ne survit que grâce  aux sacs de riz convoyés mensuellement par le Programme Alimentaire Mondial. 
    Mais au mendiant dans la rue, il y aura toujours quelqu'un pour donner un fruit, un bout de pain, un bol de riz, une aumône. Que donnez vous aux mendiants dans la rue, dans votre belle france?
    La  terre, ici, appartient au peuple de ce pays. Tous ont le droit de se construire  une petite maison en  vondro (branchages), sans voir un troupeau de CRS accourir pour les déloger, la matraque à la main!!!
    Non je n'exagère pas, et je vous renvoie à ma phrase d'introduction.........
    Oui, Madagascar est pauvre, du moins sa population, oui, la pauvreté y règne, mais ouvrez les yeux, citoyens de Sarkoland : en france, règne la misère !
    Par pitié, ne venez plus me parler de la pauvreté ici!!!

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  • ous aimez les chiens, les chats? Vous en voulez un? ou un rat, une gerbille, ou autre?
    Réflexe : on va dans une animalerie, ils sont si mignons, ces petits animaux dans leur jolie vitrine.
    Savez-vous d'où ils viennent? Dans quelles conditions ils sont nés? savez-vous qu'ils ne sont dans la majeure partie des cas ni vaccinés, ni tatoués? Savez-vous que leurs mères meurent d'épuisement? Savez vous que la plupart de ces animaux développeront des maladies toute leur vie, que leur caractère sera instable à force de traumatismes ?
    Boycottez les animaleries, faites passer le message.
    Adoptez à la SPA, dans les refuges, lisez les petites annonces,, si vous voulez un chien ou un chat de race, allez voir un éleveur, visitez  la propriété, mais aidez à faire cesser le scandale de ces usines, .
    Vous ne me croyez pas?
    ALLEZ VOIR, LA
    et LA
    idem pour les chats, les furets, les rats.
    je ne parle pas des araignées, des perroquets, des tortues, importés en fraude, transportés dans des conditions défiant l'imagination, et dont une infime partie arrive en vie...................

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  • J'aime pas cuisiner, j'ai horreur de ça. Mais je peux passer des heures à imaginer une nouvelle recette, en essayant divers ingrédients et épices. Et le résultat est généralement pas trop mauvais.

    J'aime pas l'humanité. J'aime pas les gens. Par voie de conséquence, je n'aime pas aller dîner ou à une fête de village. Je fuis les réunions mondaines. Mais j'aime avoir du monde à la maison, et appliquer une des fameuses recettes maison.

    J'aime pas sortir, je suis plus que casanière. Mais j'aime partir en voyage, ou pour un long week-end.

     J'aime pas parler. Je suis incapable de coordonner mes idées et de tenir un long discours, dont je pers généralement le fil. Mais j'aime écrire de longues lettres, que je n'envoie généralement pas. J'aime les mots. J'aime la langue française.

     J'aime pas le bruit. Un bruit de moteur, de tondeuse, les cris des enfants qui se disputent, la toux du voisin dans son jardin, me donnent des envies de meurtre. Mais j'aime écouter la musique au maximum de la puissance, que ce soit rap, classique, variétés, vieux trucs ou Bénabar.

     J'aime pas la télé. Je ne supporte pas cette lucarne, qui bouffe l'oxygène et qui lobotomise l'humanité. Mais j'aime le cinéma. Au cinéma.

     J'aime pas faire le ménage, le repassage, nettoyer les vitres. Mais je ne supporte pas que les pièces communes soient en bordel, ou dégueu. J'aime voir, enfin, le carrelage nickel, et la pièce bien ordonnée.

     J'aime pas que l'on me donne des conseils. J'aime pas me sentir observée. Mais j'aime bien demander un avis, quand j'ai fini, cuisine, dessin, texte, image ou autre.

     J'aime pas avoir des obligations. J'aime pas que l'on attende quelque chose de moi. Mais j'aime être entourée d'animaux qui sont, pourtant, la plus grande obligation que l'on puisse se créer.

     J'aime pas la paresse. J'aime pas qu'on me dise "attends, tout à l'heure" pour une tâche à effectuer. J'aime pas que ce qui doit être fait ne soit pas fait. Mais j'aime rester, à l'ombre d'un arbre, un gros bouquin ouvert sur les genoux, et écouter le bourdonnement des mouches, les cris et chants des oiseaux, sentir l'herbe sous mes pieds.

     J'aime pas nager. J'ai peur du vide que je sens sous mes pieds. Mais j'aime la mer, dans son immensité, j'aime les rivières et les lacs, aux couleurs et aux niveaux changeants. Je ne pourrais pas vivre dans un endroit où il n'y aurait pas d'eau à proximité.

     J'aime pas la grossièreté et la vulgarité. Mais quand on me cherche trop, qu'est ce que j'aime répondre "F..k off" avec le geste qui va avec!!!!


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