• (prononcer bouli hena, H aspiré)
    Allez, après un cocktail Tonga Soa (bienvenue)
    Dans un verre haut, style verre à pastis, verser un trait de grenadine, du jus d'orange aux 2/3, en versant doucement que le jus ne dissolve pas la grenadine, compléter avec du rhum blanc.
    (version sans alcool, remplacer le rhum blanc par du Tonic)

    on va se faire des bouly hena (boulettes de viande)
    - Viande hachée
    - 3/4 tranches de pain de mie trempées dans du lait (à Madagascar, on prend du pain rassis, style baguette de carouf après deux jours au fond du placard), réduire en bouillie, pas liquide, hein la bouillie !
    - 2 oeufs
    - persil, ail haché, 1 cuillerée à café de coriandre, idem paprika, ciboulette, basilic, sel, poivre.
    - Farine
    - une grande sauteuse anti-adhésive

    - Préparer un rougail (vous vous souvenez ? faire blondir des oignons, mélanger du curcuma, de la coriandre, rajouter 7 ou 8 tomates coupées en dés, laisser cuire doucement)
    - Hacher les herbes, mélanger avec les épices.
    - dans une jatte, mélanger oeufs, viande hachée, pain de mie, herbes et épices.

    * prendre de la viande avec une cuillère à soupe, la rouler en boulettes.
    * Rouler les boulettes dans la farine
    * Les poser délicatement dans de l'huile d'olive bien chaude, faire bien dorer sur tous les côtés.

    Quand elles sont bien dorées,  incorporer le rougail, laisser mijoter à petit feu (bon, vous pouvez faire au feu de bois, si vous voulez, ce ne sera que meilleur)
     Variante : déposer le tout dans un grand plat à four, couvrir d'une feuille de papier alu, laisser à four doux une heure.
    (en vérifiant quand meme que la sauce ne diminue pas trop. Si c'est le cas, rajouter un peu d'eau)
    C'est encore meilleur réchauffé, alors vous pouvez prévoir large ........

    Servir, comme d'hab, avec du riz blanc, rond. Les pâtes sont autorisées.

    Dessert : de la crème d'avocat
    -  avocats murs (la chair près du pédoncule doit être molle)
    - lait concentré sucré
    - sucre de canne

    Couper les avocats en deux, ôter le noyau, extraire la chair. Garder les écorces que l'on aura pris soin de ne pas abîmer en les évidant.
    Ecraser à la fourchette, rajouter le lait concentré sucré (environ 3 cuillères à soupe pour 2 avocats), puis 2 à 3 cuillères à soupe de sucre de canne.
    Remplir les écorces de ce mélange qui doit avoir une belle couleur pistache.
    Servir frais, décoré avec une fleur .........

    Bon sakafo .


    16 commentaires


  • Participation au concours photos "MONOCHROME" , mais j'ai été incapable de choisir, parce que ........

    .........la mer. chez moi, change d'un jour à l'autre ..............

    Alors, juste pour le plaisir ............




    15 commentaires
  • Pour "Les troncs et les branches bizarres", dans la communauté de l'Insolite, chez Canelle 56

     

    Il était une fois un village, au bord du grand fleuve Firehenana, qui vivait de culture.
    Le manioc, le riz, le coton, le maïs, les légumes poussaient à profusion, et permettaient d'assurer la subsistance du village.

    Mais le fleuve prenait un malin plaisir à déborder de son lit, inonder et détruire les cultures.

    Pour se débarrasser du fléau, les villageois décidèrent de lui offrir un sacrifice.

    Ils choisirent une jeune vierge, et l'enterrèrent vivante sur les berges du fleuve. Pour que celui-ci accepte l'offrande et ne détruise plus les cultures du village, ils lui offrirent également du manioc, du coton, du maïs, des légumes, mais oublièrent le riz.

    Le fleuve  fit dès lors un détour. Le village prit le nom de Miary ("détour" en malgache), et l'on ne cultiva plus de riz, pour ne pas provoquer la colère du fleuve.

    Par la suite, un énorme banian poussa sur les lieux du sacrifice. On dit qu'il est la réincarnation de la jeune fille qui donna sa vie pour protéger son village.

    Entouré d'un haut mur d'enceinte, l'arbre est sacré. Les villageois lui font régulièrement des offrandes,  il est interdit de le toucher ou de le dégrader, et l'on ne peut s'en approcher qu'avec l'autorisation des habitants de Miary.

    Il présente un entrelac de branches et de racines si vaste qu'il est considéré comme le plus grand représentant de l'espèce à Madagascar.

     

    Banian : (mot tamoul : marchand) originaire de l'Inde, le figuier banian (ou banyan) se caractérise par ses longues branches qui descendent jusqu'au sol et s'y développent comme des racines.


     





    9 commentaires
  • Il pleut, le ciel est gris .........

    Coup de blues, mon île me manque.
    La petite vidéo a été filmée à l'endroit même où je vivais.
    J'ai arpenté cette plage tous les jours avec mes chiens, pour aller au village acheter le pain, ou manger dans une gargote, 8 km à pied.
    Ma maison était au bout de la langue de terre que l'on voit en arrière plan sur l'image d'intro.....
    J'ai acheté du poisson aux pêcheurs, tout juste sorti de la pirogue -mais pas de langouste,  j'ai horreur de ça.
    J'ai mangé avec eux, sur la plage, les sardines frites.
    J'ai emprunté cette piste pratiquement tous les jours pour aller en ville (26 km, une heure de route), dans le vent et la poussière.
    J'ai acheté des colliers de graines à ces enfants, je les ai encore, ils ont gardé l'odeur des épices et des arbres ......
    J'ai cuisiné avec le sel que l'on voit en tas, derrière les danseurs, sur les derniers plans.
    J'ai fait consgtruire pour mes employés et mes enfants des cases en vondro ;
    Et j'ai mangé à l'Estérel, tenu par un italien qui fait des pâtes sublimes et un dessert tout chocolat à se damner !
    Comment voulez vous que, après avoir connu ça pendant deux ans, je n'aie pas de mal à me réadapter ?












    12 commentaires


  • Toujours pour le Thème de la semaine, et plus sérieusement, après le gaffophone, les sonorités qui me manquent le plus, ici en France, sont celles du Djembé (instrument de percussion africain composé d'un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou d'antilope à l'aide d'un système de tension ; originellement des chevilles en bois ou des cordes en peaux, maintenant le plus souvent des cordes synthétiques et des anneaux en fer à béton, que l'on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large génère une grande richesse de timbre. La forme évasée du fût viendrait de celle du mortier à piler le grain.), qui rythmaient nos journées et nos soirées.
    Je trouve ici  les journées désespérément tristes, avec seulement le bruit des avions et des moteurs de voiture .......
    A tout moment, nos jeunes attrapaient Djembés, guitares, et tout le monde, blancs et noirs, enfants et adultes, clients et personnel,  chantait, dansait ...........
    Je connais la chanson de la vidéo par coeur, pour l'avoir chantée avec eux - mais pas dansée, c'est que c'est sportif, le tsatpiky !



       

     


    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique