- de trouver un goût infect à la cigarette du matin, celle qui fait un tout petit peu tourner la tête, à la première bouffée à jeun ;
- d'être prise d'une quinte de toux inextinguible dès cette fameuse première bouffée ; alors on se met à crapoter : tout plutôt que de renoncer au poison
- de se réveiller au milieu de la nuit avec la cage thoracique prise dans un étau, et de paniquer en pensant à une possible crise cardiaque ;
- de ne plus arriver à reprendre son souffle, lors de la quinte de toux ;
- de passer des nuits entières sur un fauteuil, dans l'impossibilité de s'allonger sans s'étouffer ;
- de franchir les 50 mètres qui séparent votre lieu de travail de votre bungalow en 15 minutes en s'arrêtant tous les 2 mètres en soufflant comme après avoir couru un marathon ;
- de ne plus pouvoir rire, rouspéter, parler, se moucher, renifler sans mettre des heures à reprendre haleine ;
- de jeter le dernier paquet de cigarettes et au bout d'une semaine sans amélioration, d'aller consulter et d'entendre le médecin pronostiquer : bronchite asthmatiforme aigue, je vous hospitalise - ami lecteur, quand tu auras vu les hôpitaux malgaches - tu comprendras immédiatement pourquoi j'ai rétorqué : pas question !
Oui; c'est facile d'arrêter de fumer : il suffit de le vouloir et d'une toute petite bronchite ![]()