Je ne sais pas vous, mais moi, je me rappelle avec émotion l'époque où, demeurant à 8km du collège/lycée/caserne, je faisais le trajet matin et soir, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, à pieds, ma génitrice n'ayant pas le courage de s'extirper de sous la couette pour accomplir son devoir maternel.
Ceci dura deux ans avant que la municipalité ne mette en place un bus - le fils du maire devait sans doute entrer dans la caserne la même année ......
De nos jours, nos chères têtes blondes jugent ab-so-lu-ment inenvisageable de faire plus de 400 mètres pedibus, poussant des cris d'orfraie :
- "quoi, aller au collège à pied ? mais ya au moins 10 km !
- erreur, ma fille, mon fils, j'ai mesuré, ça fait 1,2 km. Et je te rappelle que la voiture part au garage ce matin à 7h30. Ou alors tu es prêt(e) quand je pars, je te dépose, et tu attends devant le collège.
- mais y fait froid !
- Ben tu vois ... marcher te réchauffera.
Chez nous, le village est à 4 km du port où se situe l'école. Les enfants partent vaillament à pied à 6h00, et reviennent tout aussi vaillamment à 13h00.
Sauf que, ils ont repéré la voiture de l'hôtel, et me font de grands signaux quand je reviens du marché, et se font déposer presque à domicile. Ils se sont passé le mot, sont de plus en plus nombreux.
Saint François a innové : quand le siège arrière et le coffre sont plein, hop on grimpe sur le toit.
Ceci dit, l'option voyage sur le toit a été éphémère... trop dangereux pour les gamins, même en roulant trèèèèès doucement....
Début de l'aventure :


