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Comme le titre l'indique : humeurs... et ma vie a Madagascar

Dimanche,

.jour de repos, en principe, jour de flemme........
(les lecteurs de feues les ancienne humeurs ont déjà lu ce billet, mais je viens de le redécouvrir en faisant un petit ménage)
On prend un bouquin, on se love dans un fauteuil, avec une couverture en laine (coucou Lajemy) moëlleuse autour de soi , et on se plonge dans.............
Citation : "Elle prépara rapidement son repas (salade au jambon, petit pain vieux de deux jours et restes de betterave, puis elle s'approcha des étagères qui flanquaient la minuscule cheminée. Elle y avait laissé son livre la nuit dernière. Si sa mémoire était bonne, le viril Flint Southern était sur le point de prendre la délicate Star Flaxen dans ses bras, de la plaquer contre ses cuisses d'acier - à l'étroit dans un jean serré - et contre son membre tumescent qui ne palpitait et n'avait toujours palpité que pour elle. Au cours des paragraphes qui allaient suivre, tous deux allaient faire le nécessaire, concernant ces palpitations affolantes, à grand renfort de raidissement de pointes de seins et d'oiseaux prenant leur vol, après quoi ils s'allongeraient dans les bras l'un de l'autre, en se demandant pourquoi il leur avait fallu cent quatre-vingt pages pour connaitre ce moment d'extase.  Il n'y avait rien de tel que la haute littérature pour accompagner un repas fin"
Extrait de "Un goût de cendres", d'Elizabeth George.
(vous n'y êtes pas du tout,  Elizabeth George,n'est pas auteur de romans à l'eau de rose ; elle écrit d'excellents polars, dans lesquels on suit la vie du duo formé par lord Thomas Lynley, inspecteur de police et huitième comte d'Asherton, membre éminent du département des Affaires criminelles de New Scotland Yard, et sa fidèle adjointe Barbara Havers, d'un milieu populaire contrastant avec Lynley. Duo savoureux, et très british.)

Qui n'a jamais,  au moment de monter dans le train ou dans l'avion, acheté un de ces romans, dans les kiosques aimablement mis à la disposition des  voyageurs, en même temps qu'une provision de cochonneries pleines de chocolat, caramel, cacahuètes, un vrai suicide diététique, mais il faut bien supporter l'enfermement et la promiscuité, n'est-ce-pas ?

J'avoue, moi je l'ai fait, très souvent. J'ai passé une bonne partie de ma vie dans les trains, puis plus récemment, en avion, et pour tuer le temps, je me plonge le nez dans un bouquin, pour  ne pas passer mon temps l'œil vissé sur ma montre, pour éviter de faire la causette à mon voisin de fauteuil, le seul qui a peur, ou qui connait tout, celui qui s'épanche, le curieux  - le masculin, dans ce cas étant un terme générique. Ca peut être aussi une voisine, alors là c'est pire, on n'échappe pas aux rhumes du petit dernier, aux accouchements difficiles, aux recettes de cuisine, en picorant  les petits morceaux de buvards servis dans des barquettes en plastique.  

Au début, j'achetais des polars haletants, dont je levais  ensuite le nez pour découvrir un dangereux psychopathe  assis à côté de moi, et pour trembler durant tout le reste du voyage. Et j'ai donc définitivement choisi LE roman à l'eau de rose, celui qui se lit facilement, celui qui ne m'apprendra rien, sachant pertinemment que je ne retiendrai rien de ma lecture. De toutes façons, le choix est restreint, dans les kiosques, alors déculpabilisons, et savourons les aventures de la tendre héroïne aux prises avec le viril aventurier, dont, après avoir été victime de ses réparties sarcastiques et de son caractère tranchant, elle découvrira avec délices, (et à corps, pardon, esprit défendant, je découvrirai en même temps qu'elle) l'abondante toison dorée ou brune, selon les goûts de l'écrivaine, qui recouvre ses pectoraux puissants, et ses avant-bras musculeux, avant de tressaillir sous ses caresses voluptueuses (question : pour être un séducteur viril, est-ce une condition nécessaire que d'être  velu comme un singe et bati comme Schwarzeneger ? - pardon, ce n'est plus le bon exemple, la loi de la pesanteur a joué, disons Vin Diesel -). Et, sans honte, conservons ce roman, (caché au fond de la bibliothèque, quand même) , pour s'y replonger les nuits d'insomnie, ou les jours de cafard.

Par contre, je me demande ............ ces romans auraient-ils autant de succès, si nous inversions les rôles  ? Si, par exemple, l'héroïne était un héros timoré, jeune homme qui découvre la vie, aux prises avec une femme, une vraie, de celles qui mordent la vie (mouais, oui, disons la vie, allez) à belles dents, qui le rudoient, le secouent, l'insultent parfois, avant qu'il ne découvre avec délices, (mais non, pas les pectoraux puissants, comme vous y allez vous!!! mais) la peau satinée etc  etc........ au bout de cent quatre-vingt pages ..............

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J
Bravo, ma chère Cath<br /> c'est un bel article plein d'humour...<br /> ces romans à "l'eau de rose" que je ne lis guère me rappellent ceux de mon enfance que mes parents rapportaient de la bibliothèque paroissiale... Delly, Magali, Max du Veuzit... (avec<br /> beaucoup moins naturellement d'allusions au sexe)<br /> je suis actuellement et je reste dans ma période polars américains... classiques, Connelly, Coben, Grisham ...<br /> bon dimanche<br /> gros bisous<br /> jean-marie<br />
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N
il mest souvent arrivé de me eplonger dans un bouquin sans lire vraiment pour éviter de parler à quelqu'un qui m'aurait emmerdé avec ses discours.....Elisabeth Georges, j'aime bien aussi les<br /> premiers livres de patricia Corwel ou mac domald bref des polars écrits par des femmes: je prèfére par ex Fred Vargas...<br /> bisous<br /> nicole
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L
c'est bizarre ! j'ai l''impression que je bosse encore plus le dimanche à la maison ..<br /> biz<br /> line
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F
moi je reste dans les polars dans ces cas-là!  mais si l'héroïne est une vrai femme, ce sont les mecs qui liront<br /> ces livres!!<br /> bises
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T
il fùt un temps où je lisais Oss 117, dont l' auteur savait aussi de temps en temps mettre des chapîtres croustillants !<br /> Mais bon, pour un retraité, le dimanche ressemble étrangement aux autres jours de la semaine !<br /> bisous
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