Tu pars au marché, empruntant une petite route alternant grand soleil et ombre bienvenue , et tu pourrais te croire sur une départementale provençale, si ce n’ étaient
Les piétons , nombreux, et tu surveilles ta vitesse pour n’en heurter aucun

Les arbustes enguirlandés de ces fleurs blanches, au parfum suave

Que sont les fleurs des caféiers

Ces arbres tordus,

dont les troncs s’ornent de grosses verrues, que sont les cabosses de cacao (non, le chocolat ne pousse pas en plaques carrées que la marmotte enveloppe ensuite, j’expliquerai ca un jour)

La charrette pleine de régimes de bananes, tirée par un zébu

Les enfants endimanchés jouant sur le bord de la route


Le cycliste si fier de son coq de combat

Le pick-up que tu as senti avant même de le voir, et dont la cargaison de fleurs d’ylang-ylang répand une odeur entêtante

Un groupe de grand-mères en tenue traditionnelle, qui t’arrêtent pour se faire emmener en ville, et tu repars avec tes passagères caquetantes et ravies

Et puis tu arrives en ville, tu t’arrêtes à la station service, dont la pompiste est revêtue d’un uniforme aux couleurs de la station

Et, au vu du taxi qui s’apprête a repartir, après avoir fait le plein (aux deux sens du terme, réservoir et passagers)

Oui, plus aucun doute, l’Europe est bien loin, et tu soupires de bonheur, tu es bien a Madagascar !